Publié dans: CASCA Cassiopeia, 2001 juin, vol. 109, item 3f

 

 

Science mondiale: ICSU en manoeuvres,
recommendations du CISET, actions CNC, et Vous

par J.P. Vallée

* Science mondiale - ICSU *

Le 28 mai 2001 au CNRC à Ottawa, des représentants scientifiques canadiens ont écouté les plans d'ICSU [voir Note A, en bas] sur le futur de la science sur Terre, tel que vu par le Dr. Larry Kohler, Directeur Exécutif d'ICSU. Ses buts incluent entre autres

  1. l'accès gratuit et facile aux données de base en science,
  2. comment bàtir des ponts entre les disciplines, et
  3. le développement durable.

Larry a obtenu un M.A. de Carleton University à Ottawa, et un Ph.D. de Johns Hopkins University. Le CNRC contribue à l'ICSU ~60 k$Can chaque année.

Données et Droits

Données et Droits. Les gens qui mettent du temps à développer une éthique scientifique savent que les résultats n'arriveront que dans une échelle à long terme. Pour moi, le résultat le plus significatif en développement concerne l'accès libre et facile aux données scientifiques de base, obtenues via des fonds publics. Dans son essence, la donnée scientifique de base obtiendrait un statut semblable à un droit humain de base, à être établie et protégée selon un language légal analogue. Une différence est faite entre une donnée de base et une donnée traitée ou calibrée, cette dernière n'étant pas sujette à un accès libre et facile.

Déjà, le Centre Canadien de Données Astronomiques [CCDA] de l'IHA du CNRC met les données scientifiques de base [obtenues de télescopes subventionnés publiquement, i.e. TJCM, TCFH, Gemini] au public de façon aisée et gratuite (aux gens qualifiés après l'obtention d'un compte et mot-de-passe). Ceci n'est pas le cas de tous les pays et dans tous les champs de la science. Je prévois des grondements des gens des Archives de l'ESO, la contrepartie européenne de notre CCDA...

Ce but de rendre les données scientifiques de base disponibles gratuitement est championné par le Dr. Larry Kohler, Dir. Exéc. d'ICSU, et supporté par 98 pays contributaires et 26 unions scientifiques. En tant que porte-parole de la science, ICSU désire un accès complet et ouvert aux données et à l'information. ICSU poursuit aussi d'autres buts éthiques importants, pour le bénéfice et le bien-être humain. On n'est pas encore au Serment d'Hippocrate pour les médecins!

On communique de plus en plus de façon multidisciplinaire

On communique de plus en plus de façon multidisciplinaire. Des individus dans chaque domaine créent leurs propres liens dans d'autres domaines. Les tentatives institutionnalisées d'aider les projets conjoints n'ont pas portées fruit.

Les tentatives de séparer les sociétés scientifiques en mini-sociétés n'augurent rien de bon pour atteindre les buts mondiaux, et ce phénomène de scission semble s'accroître dans la bio-science.

L'aide aux nations en développement

L'aide aux nations en développement s'accroît lentement. Dans l'ensemble, j'ai eu l'impression que de plus en plus d'actions de l'ICSU couvrent l'éthique scientifique et les droits humains. Le développement en cours d'une civilisation scientifique mondiale requiert une conduite attentionnée et sensibilisée au contrôle et à l'utilisation des résultats scientifiques et technologiques, et dans mon esprit ICSU est bien positionnée pour cette tâche. Et de même pour Larry Kohler.

 

* Science internationale - UAI, URSI, etc *

Quelle est la participation de l'IHA, du CNRC, et de CASCA? L'IHA est le 'Partenaire du CNRC' parrainnant 'URSI Canada', i.e. le Comité National Canadien [CNC Note B] de l'URSI [Note C], et le Directeur Général de l'IHA fut invité à la rencontre des Partenaires du CNRC/CISET [Note D] qui se tient aux 2 ans. CASCA est le 'Partenaire du CNRC' parrainant 'UAI Canada', i.e. le CNC de l'Union Astronomique Internationale [UAI], et le Président de CASCA fut invité à cette rencontre des Partenaires du CNRC/CISET.

Le 28 mai 2001 à Ottawa, cette rencontre des Partenaires du CNRC et CISET était faite pour appuyer ICSU, pour discuter d'une science mondiale dans la décade qui vient, et comment le Canada peut y contribuer (via le CRNC).

Le Dr. Simon Lilly m'a demandé si je pouvais le représenter à la rencontre CISET, étant donné mon implication comme membre et Secrétaire du CNC de l'URSI. Le Dr. Russ Taylor m'a alors demandé de le représenter pour le CNC de l'IAU. Le CNRC paie annuellement ~44 k$Can à l'UAI, et ~11 k$Can à l'URSI. Les Partenaires du CNRC supportent leurs CNCs pour leurs rencontres annuelles au Canada.

Le Tableau 1 (ci-après) montre les différents niveaux de science, discutés ici.


Corpus mondial:

ICSU

Corpus international:

IAU, URSI, COSPAR, CODATA, etc

Lien canadien-international:

UAI CNC, URSI CNC, CISET, etc

Corpus canadien de support:

Partenaires du CNRC, CASCA, IHA du CNRC, etc

Corpus canadien primaire:

CNRC, ASC, Scientifiques canadiens, etc

Individus:

vous et moi, membres du public canadien


* Science canadienne - CISET *

À la réunion, il y avait des représentants de 20 différents CNCs (Astro, Radio, Space, Phys.Soleil-Terre, Données, Physique, Mécanique, Maths, Sols, Crystaux, Illumination, Permagel, Biochimie & Biologie, Biophys, Biosphère, Pharmaco, Physiol, Nutrition, Environnement, Psychologie), tandis que 9 autres étaient absents. Cette rencontre a permis d'améliorer la communication entre les CNC et ICSU. Certaines des attentes (voir a,b,c,d,) visaient à intégrer des intérets canadiens avec l'aide de CISET, si possible.

a)

Les CNC devraient amener aux Canada plus de congrès scientifiques internationaux. Ceci aiderait à faire connaître les Canadiens au loin, aiderait la science canadienne, etc. Le CNC de l'UAI travaille en collaboration avec le CNRC pour obtenir l'Assemblée Générale de l'UAI au Canada en 2009. Le CNC de l'URSI a obtenu en 1999 la tenue de l'Ass. Gen. de l'URSI à Toronto. Plusieurs CNC ont un programme actif visant à amener des rencontres internationales sectorielles, dans une des divisions à l'intérieur de l'union internationale.

b)

Bien des jeunes scientifiques canadiens ne se joignent pas à une ou des sociétés scientifiques de comme par le passé. Souvent, ils ne lisent même pas les informations sur format papier, mais se joindraient pour avoir droit à des services (liste d'emplois, journal, etc). Avoir un mentor, et des contacts humains sont des éléments engageants et de succès à ce niveau.

c)

Des représentants d'industries canadiennes se sont plaints d'une moindre reconnaissance vis-à-vis leurs collègues universitaires sur les CNC, dans certains documents du CNRC. Une proposition de reconnaître leur participation fut tablée par le CNC de l'URSI [apportée par votre serviteur], supportée par le CNC de CODATA, acceptée par CISET et envoyée au CNRC pour mise en action.

d)

David Moorman, analyste politique au Conseil en Sci. Sociales et Humanités Canada (SSHRCC), a discouru sur le but de l'accès facile et gratuit aux données de base, sur le partage des banques de données et des archives, tandis que Glen Newton de CODATA/CISTI nous a illuminé sur la confidentialité des bases de données, leur période propriétaire, et les royautés. Des pénalités pourraient survenir lors de refus de permettre à d'autres chercheurs l'accès à des données de base, si vous recevez des fonds du SSHRC.

 

Avant la rencontre des Partenaires du CNRC/CISET, chaque CNC a soumit un sommaire de 2 pages sur nos succès antérieurs (écrit par moi pour URSI, écrit par Russ Taylor pour l'UAI). Ce faisant, avec 20 CNC à la rencontre, on a reçu un volume de 2cm d'épais sur les succès des CNC au Canada (si vous désirez le consulter). Celui du CNC de l'URSI est attaché ici.

* Science radio - CNC de l'URSI *

En 2001, le CNC d'URSI fut l'hôte à Victoria d'un congrès international sur la Théorie Electromagnétique. En 2000, le Dr. Paul Wittke de Kingston fut élu Vice- Président de l'URSI. En 1999, le CNC fut l'hôte à Toronto de l'Ass. Gén. de l'URSI, qui a produit un profit. En 1999, le CNC a créé son propre fonds en fidéicommis [trust fund] du CNRC, qui atteint ~20 k$Can [Note E].

Une très belle rencontre, en effet!


* Notes *

(A) ICSU fut formé en 1919 comme l'IRC (International Research Council), puis s'est reconstitué en 1931 comme ICSU (Internat. Council of Sci. Unions), puis fut renommé en 1998 comme l'International Council for Science. Son QG est à Paris.

(B) CNC veut dire Comité National Canadien, un des 30 environ au Canada. Chacun a un Partenaire du CNRC. CASCA est le Partenaire du CNRC pour l'UAI. Le CNC de l'UAI est le Conseil de Direction (élu) de CASCA. L'IHA du CNRC est le Partenaire du CNRC pour le CNC de l'URSI. Le CNC de l'URSI est composé de membres (nommés par le CNRC), un membre pour chaque division scientifique de l'URSI. L'Agence Spatiale Canadienne est le Partenaire du CNRC pour COSPAR (Comm. on Space Research) et pour SCOSTEP (Sci. Comm. on Solar-Terrestrial Physics).

(C) URSI fut formée en 1919 en tant que l'Union Radio Scientifique Internationale, pour encourager et promouvoir l'étude de tous les aspects des champs et ondes électromagnétiques. Elle supporte le 'Steering Comm. on Frequency Allocation for radio astronomy and space', sur lequel le Dr. Ken Tapping représente les intérets canadiens en radioastronomie.

(D) CISET est le Comité International pour la Science et la Technologie, du CNRC. Aux 2 ans, il tient une rencontre conjointe avec tous les Partenaires du CNRC qui supportent 29 Comités Nationaux Canadiens. CISET fait des recommendations aux instances supérieures du CNRC.

(E) Fonds en fidéicommis du CNRC, maintenant appelé Fonds de revenu d'opération dans le système de comptabilité Sigma 2001. Le CNC l'utilise comme monnaie de départ pour réserver un centre de conférence sur le champs, ou pour une contribution pour se joindre à un groupe désireux d'amener une conférence, ou pour rembourser un voyage qui a permis de gagner une conférence internationale devant se tenir au Canada, et comme bourse pour la meilleure présentation d'un étudiant à une rencontre internationale tenue au Canada.


Dr. Jacques P. Vallée      <jacques.vallee  @nrc.gc.ca>  
Jacques, au cours des 30 dernières années, a fait des recherches scientifiques sur les champs magnétiques dans toutes sortes d'objets astrophysiques. Jacques a reçu son PhD en Astronomie à l'Univ. of Toronto, après une MSc en Physique, un BSc en Physique, et un BA en Arts de l'Université de Montréal. Il est présentement Agent Sénior du Conseil de Recherches au CNRC.